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Randonner seul en Himalaya ? (13/08/2024)

Catégories Inde - Ladakh0 Commentaire

Je me lève relativement tôt ce matin, il est 8h. Je fais mon sac, mon checkout, laisse du linge à la laverie et vais prendre mon petit déjeuner.
Ce matin je pars pour trois jours de rando seul. Je suis un peu stressé par le défi qui m’attend. Le petit déjeuner mets trop de temps à arriver, je n’aurai pas le temps de le manger. Je demande à mon taxi d’attendre 5 minutes de plus. Je fais emballer mon petit déjeuner et prends la route.
Il y a un peu plus d’une heure trente de route pour aller à Likir, le village de départ du Sham valley baby trek. Baby trek car les rando de quelques jours sont rare ici. Dans ces grandes montagnes on a vite fait de partir pour 15 jours. Dans le village de départ je croise un couple qui randonne seul. Ça me rassure sur le fait que la rando soit possible sans guide et m’assure en cas de problème d’avoir des personnes derrière moi. Le taxi me dépose sur le parcours, il est 10h30. Un coup de crème solaire, un chapeau et il faut que je parte. Marcher sera le meilleur moyen de savoir si j’en suis capable. La rando est dure. Le soleil tape vraiment fort et l’altitude réduit mon rythme à de simple petits pas. Je demande mon chemin pour sortir du village. Les paysages deviennent rapidement désertiques.

J’ai assez d’eau et de nourriture pour plusieurs jours mais rythme m’inquiète. Je suis lent. Je souffre vraiment dans les montées. Mais dans la marche il n’y a pas de secret, un pied devant l’autre et on recommence. Je m’impose des pauses toutes les 10 minutes pour m’hydrater suffisamment. Je suis heureux d’avoir le petit déjeuner de l’auberge à disposition pour me redonner des forces. Je fini par atteindre le premier col. En haut un groupe avec un guide s’est arrêté dejeuner. Je les ai rattrapé, c’est que mon rythme n’est pas si mauvais. D’ici je vois le village où je ferais étape. Je sais maintenant que je peux faire cette randonné. Le regards des gens du groupes me rassure. Il me regarde comme un extraterrestre, c’est sûrement normal que je galère. Je me suis peut etre lancé dans un défi plus difficile que je ne le croyais.

Il est 13h40 quand j’arrive dans le petit village de Yangthang. Ce village est une véritable oasis, au milieu du désert se trouve des jardins, des champs de blé et de petits pois. Je tourne un peu pour trouver un endroit où dormir. Je fini dans l’Homestay de Regsine. Une charmante maison avec une grande pièce à vivre faite pour les randonneurs. Le prix est de 1500 roupies (15€) pour le dîner, la nuit, le petit déjeuner et le picnic du lendemain midi. Je me repose un peu, Regsine me confie le lieu pour accueillir les prochains randonneurs, lui doit aller travailler dans les champs. Une heure plus tard le couple croisé plus tôt ce matin arrive. Regsine reviens des champs pour les accueillir et je pars faire un tour au village. Le petit plateau est divisé en champs et jardins par des murs de pierres. Des branches épineuses de genévrier surmontent les murs et empêchés les vaches de manger dans les champs. Les chemins sont abrités par des peupliers et des cascades d’eau courent à flot le long des chemins. Il est très agréable de se promener ici, à l’ombre des peupliers et à la fraîcheur de l’eau qui coule.

 

Les habitants sont très sympa, tout le monde se salue joyeusement par l’allocution “Ju le”. Le salut en Ladakhi. Je croise des travailleurs dans un champs et me propose de les rejoindre pour comprendre ce qu’ils font. Les pois ont été fauchés, ils séparent le cosses des branches. Je les aide un moment pour apprendre à mieux les connaître. Un des hommes est originaire du Ladakh, les autres du Népal. L’histoire du Ladakh est ses liens avec le Népal et le Tibet sont compliqué à comprendre pour moi.

Plus loin le long de ma promenade, je retrouve le couple d’Israelien. Nous partageons les plans et itinéraires pour le lendemain. Plus tard autour d’un café et ils sortiront une guitare. Le moment est suspendu, ils chantent des musiques de paix. Mon sentiment est complexe sur leur rencontre, ils sont adorable mais il est difficile de ne pas penser a la guerre qui consume leur pays. Le moment est joyeux et je ne pose de question que sur le voyage et la vie de couple en vadrouille.

Il est maintenant l’heure du repas. Regsine a préparé des Momos, des ravioles de légumes bouillies a partir des légumes du jardin. C’est délicieux. À force de discuter le sujet de la guerre vient. Ils étaient là pendant les attaques du 7 octobre. On parle des agissements de leur premier ministre, qu’ils n’apprécient pas. Mais aussi de leur animosité envers les musulmans. Pour lui partout ou il y a des musulmans, il y a des problèmes. C’est assez dure à entendre pour moi qui n’ai vécu que dans la paix en France. Eux ont vues des horeurs que je ne peut imaginer. Il est très enrichissant d’échanger ensemble sur ce conflit, ou la lecture est si compliqué. Entre volonté d’un cessé le feu et envi d’avoir une solution pour mettre fin au Hamas. De leur lecture les Israéliens font beaucoup pour les habitants de Gaza. Vu depuis la France je ne sais pas quoi penser. Je ne penses pas qu’il y ai d’analyse simple. Pour moi le sujet ne s’arrête pas à la religion mais à des liens plus loin et globaux concernant les oppositions des blocs de l’est et de l’ouest. Ils me remercient de les avoirs écoutés car ils ont le sentiment de ne pas avoir la bonne image vue de l’occident. Le sujet dérivent sur des choses plus légères et nous décidons d’aller dehors pour profiter du soleil étoilé. La région étant loin de tout pollution lumineuse, le ciel est d’une grande beauté. Le mois d’août nous offres quelques étoiles filantes avant qu’il soit l’heure de se coucher.

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