
Bruxelles – 8,9,10/11/17
08/11/17 – Lara
Enfin arrivée à Bruxelles après un avion, un bus et un train, je suis à l’hostel !
L’accueil est top ! C’est agréable de commencer par une ville francophone. Je m’installe dans la chambre, le temps de poser le gros sac et d’en préparer un plus léger. Direction le centre ! Heu… Mais comment j’y vais ? Bus, Tram ? Google Map me propose un train.. J’opte pour le tram ! Besoin de conseil, je demande de l’aide, et j’en trouve ! Les Belges sont bien accueillants. Je rencontre Lara qui travaille à l’hostel pendant ses études. Comme elle débauche et prend la même route que moi, elle me propose de m’accompagner. Un peu perdu, j’accepte l’offre avec plaisir. Je lui fais confiance, elle semble avoir l’âme voyageuse. En chemin j’ai le droit à plein de conseils pour visiter la ville et une invitation à une soirée étudiante pour le lendemain. Après de rapides aux-revoirs, je pars à la conquête de la ville.
Je me remplume avec un bon frite-fricadelle et décide de me perdre afin de découvrir la ville. Passé devant la cathédrale saint Michel et Gudule j’arrive dans les galléries royales Saint Hubert. Bruxelles est magnifique de nuit, avec le calme de l’automne, les rues ne sont pas bondées et je peux profiter des façades éclairées qui m’entourent.
Un bon premier contact ! Il est l’heure de retourner à l’auberge afin de vous narrer mes débuts d’aventures et de préparer les visites du lendemain. Tient, il y a du bruit dans la salle commune, j’y vais et rencontre des alsaciens venu enregistrer en studio à Brussels bonne ambiance et billard sont de mise, une bière et au lit, une bien belle première journée, la suite s’annonce prometteuse !
09/11/17 – Bruxelles en BD
Première nuit d’auberge, des allers retours dans la chambre toute la nuit, lumière, bruit, un voisin visiblement ivre qui souille la salle de bain par son vomi.. Je finis quand même par dormir suffisamment. Réveil calme, petit-déjeuner et direction le centre de Bruxelles ! C’est franchement jolie de jour aussi ! Visite de la grande place, manneken-pis obligatoire. Puis direction les petites rues à la chasse aux fresques peintes par les dessinateurs de BD partout dans la ville.

Chasse aux trésors agréables permettant de découvrir la ville. J’arrive quartier Marroles, quartier multiculturel où je finis sur l’emblématique place du jeu de balles où se trouve un marché de tout. Ambiance semblable au souk, C’est assez incroyable ! Des objets intemporels et multiculturels de la statuette africaine à l’iPhone à l’écran cassé, il y a vraiment de tout !
Les beaux objets qui m’entourent me font me rêver en décorateur, des machines à écrire ici, de vieilles valises en cuir la-bas, des plaques émaillées, des chaises de bistrots qui s’entassent. Qui sait, un jour peut être, ce sera ma vie, partir chiner des perles rares sur les marchés.

A force de me perdre dans les rues je finis au palais de justice, bâtiment incroyable par sa démesure, en travaux pour rénovation depuis 1993 à ce qu’on m’a dit.
Passage avec les manifestants anti-Monsanto/Bayern, j’ai comme une envie de les rejoindre mais je ne suis pas là pour ça.

Me revoilà en route, à la chasse aux fresques direction le cœur de la ville. Passage par la grande place toujours aussi belle, elle est devenue mon point de repère centrale. Direction le jeaneke-pis et me voilà au Delirium. Joli bar au nom de cette bière délicieuse, je me retrouve au comptoir face à une enfilade impressionnante de tireuses, une trentaine environ. Dans cette ambiance chaleureuse entouré d’expatriés je bois une Delirium Xmas, version douce et alcoolisée aux saveurs de noël. Doux répit dans une mâtinée de marche ! Je m’y sens bien et prends le temps de sortir l’ordinateur pour rédiger ces quelques mots.
La quantité de message sur les réseaux sociaux me réchauffe le cœur, étrangement, à voyager seul, je me retrouve accompagné de tous mes amis et ma famille si importants pour moi.
Les vapeurs d’alcools se dissipent je me remets en route. Après une partie de la journée à chasser les fresques quoi de mieux que le musée de la BD pour finir. Comme un gamin devant des animations, je finis sur une table à lire les aventures d’Asterix en Belgique. Je repars et me perds de nouveaux dans les rues en me dirigeant plus ou moins vers le tram. Un beau bâtiment face à moi m’attire, je visite le jardin botanique et sa serre. Il est temps de rentrer, la faim et le froid ont fait leur effet. Petite sieste, et cuisine de chef dans l’auberge, des pâtes au beurre qui réchauffent et direction le centre de Bruxelles. Drôle d’idée d’essayer de sortir seul, un bar puis l’autre je cherche une ambiance qui amènerait à la rencontre facilement. La pluie s’est invitée depuis un bon moment, les terrasses sont désertées, pas facile de se rencontrer en vrai. Quelques tentatives peu fructueuses et je décide de rentrer. Humide, quelques remords en tête dans le tram du retour. Visiblement ce n’est pas ma façon de faire. Le sens de mes sorties n’est que dans le moment que je passe avec les gens que j’apprécie et non dans la sortie en elle-même. Je pense aussi à cette soirée étudiante, à ce numéro que j’aurai dû prendre pour ne pas manquer cette invitation. Je rentre dormir, Je ne savais pas vraiment ce qui allait m’arriver en partant, je découvre que je vais beaucoup apprendre et notamment sur moi.
10/11/17 – Jour de rencontre
Réveil difficile, gens bruyants, lumière clignotante et odeur d’épices que le voisin fume, vous l’avez compris la nuit a été dure. Je jette un oeil par la fenêtre la pluie tombe, peu de motivation, je traîne un peu. Je descends déjeuner et préparer mon planning, par hasard je vais dans la salle commune, Lara est là. On entame la discussion, elle bosse avec un mec sympa : Arjang. On papote, ils sont définitivement cool ces Belges ! Rendez-vous pris pour soirée avec Arjang. Je ne fais pas la même erreur et prends son FB. Ils me rappellent la chance que j’ai de voyager, ça me motive pour la journée. Direction le centre pour faire le tour des musées. Il pleut toujours mais cela à moins d’effet sur moi, mon programme est prêt, ma matinée a égayé cette nuit. Direction la cathédrale Saint Michel et Gudule, beau bâtiment aux faux aires de Notre-Dame de Paris. S’ensuit le musée Magritte, j’ai vérifié ce n’était pas une pipe !

Une expo aux royal beaux arts plus tard direction le musée des instruments de musique. Le bâtiment a une architecture incroyable, un musée sympa mais gaché par l’absence temporaire d’audio-guide. Un instrument c’est beau à voir mais mieux à écouter ! Le rooftop est génial, belle vue sur Bruxelles, un repas et c’est reparti !
Direction le centre du pouvoir Bruxellois, le Palais Royal et la rue attenante avec toutes les ambassades. J’enchaîne avec le quartier Européen. Sur la route, j’ai dans les oreilles cette chanson de Saez « Mon Europeene » prônant une Europe, populaire et non, politico-économique. J’arrive au parlamentarium, édifice adossé au parlement, censé expliquer facilement ce qu’est l’Europe et son parlement.

J’en sors sans apprendre grand chose. Cela ressemblait plus à un musée de la propagande dont l’utilisation d’événements récents donnait un air beaucoup trop sérieux. Je suis pro-européen mais m’en suis senti presque mal à l’aise. La manifestation anti-glyphosate de la veille, fait sonner faux les louanges de cette Europe qui protège les citoyens. En rentrant je passe devant l’arrêt de métro de Maelbeek, tristement connu pour son attentat. Des banderoles de souvenirs accrochés au mur sont seuls vestiges de cet événement. Autour la vie semble avoir repris le dessus. J’y repense, ce musée était maladroit même si l’intention est bonne. Tout cela aura quand même changé une chose pour moi, si je veux que cette Europe me ressemble plus, je devrais voter à ces élections Européennes qui m’intéressais jusqu’à présent si peu. Retour dans le bus bondé, j’écris quelques mots et me prépare pour la soirée.
À la cuisine je discute avec mon voisin de lit très sympa habitant l’auberge le temps de trouver un appartement et une autre dame. Me voilà en train de manger en face d’une professeur de maths et d’informatique, on discute bien et je pars pour le centre. Je me fais la remarque, je ne sais pas pourquoi, je suis de bonne humeur, il fait beau et je me sens particulièrement bien. Dans le tram nonante- deux (92), j’envoie un message à Arjang. Pas de réponse mais de toute façon je suis en route. J’attendrai au Delirium, je connais les lieux et l’ambiance y est bonne. Je commande une pinte et après quelques doute finis par trouver un endroit où m’assoir. Aucune réponse sur Messenger. Je regarde autour de moi, j’ai une bière, je suis dans un bar, l’ambiance est chaleureuse, profite ! J’essaie de parler aux filles à ma droite, sans succès. J’ouvre la discussion avec une fille seule à ma gauche, une indienne en exchange à Bruxelles. J’ai réussi à surpasser la crainte du premier contact plus qu’à parler anglais maintenant… J’ai commencé mon voyage en Belgique pour m’éviter la « barrière de la langue », qu’est ce que je foutais dans ce bar à éxpat’ ! C’est définitif mon rencard Belges me pose un lapin. Le copain de ma voisine arrive, on recommence les présentations, mon anglais se fluidifie. Je parle toujours anglais comme une vache espagnol mais surmonte la barrière de la langue qui n’était autre que ma propre limite. Les expat’ sont vraiment des gens cool, ils passent outre mon langage et font des efforts pour qu’on se comprennent. Ça me rappelle de bonnes soirées avec les jeunes filles au paire de Bordeaux. Deux Indiens et un Français dans un Irish pub de Bruxelles, l’histoire a tout pour réussir. Nous discutons beaucoup, l’alcool aidant, j’oublie mes complexes et passe réellement une super soirée. L’humour arrive à se faufiler entre deux fautes d’anglais et nous voila à nous raconter des anecdotes croustillantes de soirées. Un bon feeling mais il est l’heure pour eux de rentrer. Je les raccompagne à la gare et rentre en tram. J’avais prévu de passer une soirée en français, avec un belges et de rester tard, mission (presque) réussie !
Demain sera dans une autre ville, j’ai adoré cette première expérience de liberté. Les bonnes rencontres aidant, je ne souffre aucunement de solitude. C’était éprouvant à vivre, certes, mais rassurant pour la suite de l’aventure. Je suis heureux d’enchainer avec les villes suivantesset de me laisser surprendre par ce qui m’attend.
