
La nuit a encore était un peu rude. Cette fois ce sont les ronflements à qui m’ont gêné. Je me réveil tout de même de bonne humeur. Aujourd’hui je pars avec la moto ! Je prépare mon sac en emmenant le juste nécessaire et laisse un sac à l’auberge ainsi que mon linge sale à la laverie. Le checkout, quelques photocopies de permis plus tard et je retrouve Vali pour le petit déjeuner. Nous sommes prêt à prendre la route. On s’arrête faire le plein et retirer de l’argent, je suis vraiment pressé de rouler.
Il y a du trafic sur le début de la route. Il faut apprendre à se faufiler entre les camions tout en jouant habilement du klaxon pour signifier sa présence. Le rythme est tout de même bon. En regardant le paysage, j’ai des frissons. Je suis en train de faire de la moto au cœur de l’Himalaya. C’est vraiment dingue. La route est bonne et les kilomètres s’enchaînent. Les paysages sont de plus en plus incroyables.

Cette route est le paradis des motards. Nous sommes des centaines à l’emprunter aujourd’hui. Les indiens viennent ici en vacances spécialement pour faire de la moto. Nous nous arrêtons prendre quelques photos de temps à autre. La route est toujours aussi plaisante mais nous arrivons au bout de la vallée. Les stations services se font de plus en plus rare. Dernier village avec des boutiques, nous nous arrêtons remettre de l’essence à Nyoma. Les négociations sont rudes car le tarif de l’essence n’est pas le même si on est étrangers. On s’accorde sur un prix raisonnable et nous repartons avec un bidons et quelques bouteilles remplies d’essence afin de faire le plein. On profite de la pause pour manger. Je suis fatigué et j’ai un peu mal à la tête. C’est pas vraiment étonnant, on dépasse déjà les 4000m d’altitude et je ne suis dans la région que depuis 2 jours. Un repas et un Doliprane serrons nécessaire pour me faire repartir. Plus loin en nous rapprochant de Hanle, nous avons un contrôle de nos permis d’accès. Je suis un peu stressé, le mien ne couvre pas toute la région et il y a une faute de frappes sur mon nom. Valentin Bousu passe le contrôle, on peut reprendre la route !

La route se rétrécis pour ne faire plus que la largeur d’une voiture. Ce n’est pas très grave pratiquement que des motos l’empruntent. On remonte une colonie de 110 motards, je suis heureux de ne voyager qu’à deux, le rythme est plus libre ! Le groupe s’arrête peu après dans un camps spécifique, nous continuerons jusqu’au petit village d’Hanle. La fin du parcours est plus chaotique, une tempête de sable se lève mais les motos sont facile à conduire malgré le vent. La route fini par disparaître et les derniers kilomètres se font par de la piste. Elle est faite que de sable, il faut rester souple pour ne pas glisser dans les ornières.

Arrivés dans le village, nous cherchons un endroit où dormir. Après avoir un peu tourné nous finissons dans une chambre chez l’habitant. La famille est vraiment charmante, seul le fils d’une dizaine d’année parle anglais. Le grand père est très expressif et communique bien même sans parler. Nous discutons un moment avec cet enfant. Il nous demande des informations sur les actualités dans le monde. Ici il n’y a pas d’internets, ses connaissances viennent uniquement de l’école du village et des voyageurs de passages.

Après un peu de repos, nous partons à l’exploration du village. Le soleil commence à se coucher et il y a un centre d’astronomie un peu plus haut. La lumière doit y être magnifique. Nous prenons les motos pour aller voir la vue. Sur le chemin, une petite famille souhaite faire l’ascension en voiture mais le chemin est fermé par une barrière. Nous les prenons en stop. La femme et le bébé sur la moto de Vali et j’emmène le père derrière moi. C’est fréquent de rencontrer des motards sans casque ici et l’ascension n’est que de quelques centaines de mètres. La vue depuis ce centre d’astronomie est magnifique. On surplombe le plateau par lequel on est arrivé mais aussi deux vallées. Côté centre d’astronomie, de l’extérieur les tours des télescopes font vraiment de bric et de broc. Pourtant c’est ici l’un des plus grand centre après celui de Bangalore et permets à l’Inde d’avoir un vrai poids dans la course à l’espace. La situation en altitude, éloigné de toute pollution lumineuse est particulièrement intéressante pour ce genre de centre. Il fait bientôt nuit et nous redescendons toute la petite équipe avant de rentrer à nos chambre. La douche est glaciale mais le repas est bon. Le lit, il faudra s’y habituer est excessivement dure.

