Last Updated:

Islande partie 4/5 – Southern Iceland – 11/12/17

Catégories Europe du Nord0 Commentaire

Islande partie 4/5 – Southern Iceland – 11/12/17

11/12/17 Journée sensation

J’ai passé une excellente nuit mais je sens que la fatigue me rattrape un peu. Il est vrai que je n’ai pas énormément dormi dernièrement mais aujourd’hui est mon dernier jour. Pour l’occasion Lee à changé ses plans. Alors qu’il ne devait faire le sud de l’Islande que la semaine prochaine, nous y feront une boucle aujourd’hui.

Ce matin c’est Andy qui n’a pas survécu à la soirée de hier soir ! C’est vrai qu’entre les belges et les allemands, il vaut mieux connaitre ses limites pour ne pas se retrouver dans les abimes ! Nous seront donc que 3 encore une fois. Cette fois-ci se sera Gimmy l’australien qui nous accompagnera. Je ne sais pas pourquoi, je sens que la journée s’annonce géniale !

La route est un peu plus longue aujourd’hui et alors que nous étions parti de bonne heure, c’est avec le soleil que nous arrivons au premier rendez vous : Seljalandsfoss. Ces chutes d’eau de 65m sont incroyables. Tout autant que le paysage ! Nous sommes au beau milieu d’une immense plaine où un mouvement de sol à engendré cette falaise et cette chute ! L’eau projetée en petites gouttelettes se transforme directement en glace au sol et ici tout est gelé. Le moindre brin d’herbe est recouvert de plusieurs centimètres de glaces. Nous suivons cette falaise par le bas et arrivons à une autre cascade. Celle-ci à pour particularité de tombé au travers des rochers où l’érosion à fait son travail.

D’humeur aventurière, je propose à Lee d’escalader le rocher face à nous pour voir la chute et le panorama. Nous voilà donc maintenant en train de grimper sur ces rochers devant la cascade. Quelques traces sont présentes mais s’arrêtent à la moitié de la montagne. Visiblement la fin de l’ascension s’annonce plus difficile. Moins téméraire aujourd’hui, je propose à Leeland d’ouvrir la voie. Il me gratifie d’un chaleureux « Don’t be a pussy » bien américain et passe devant moi. Derrière, Jimmy en sneaker et manteau de laine, montre sa maladresse mais suit un peu malgré lui. En haut, les derniers mètres ne sont pas franchissables seul. On installe quelques morceaux de bois pour finir l’ascension. Je reste aussi sur le plat pour que mes épaules et mes bras fournissent à Lee quelques prises. Après quelques photos c’est à moi de monter. Il descend, me donne l’aide nécessaire et me voilà en haut de ce rocher. Devant moi environ 60m de vide puis la chute d’eau et la falaise ! Derrière moi la plaine qui s’étend à perte de vue. C’est pas vraiment le bon endroit pour glisser mais la vue est incroyable. Apres avoir imprimé ma mémoire de ces images folles c’est au tour de Jimmy de grimper. Sa maladresse me fait peur et je reste toujours proche de lui au cas où il glisserais encore une fois. En redescendant j’aperçois un chemin qui pourrais nous faire grimper jusqu’au sommet. Alors que j’avance dessus et arrive au bout, je sens mes camarades peu rassurés. Lee me rejoint alors Jimmy commence à redescendre. Nous voilà au sommet, les pieds à quelques centimètres des 65m des chutes. C’est incroyable comme je me sens vivant ici. Nous redescendons alors que Lee part loin, devant je rejoins Jimmy. En bas, nous le cherchons et ne le trouvons pas. Nous rentrons à la voiture. Plus tard nous apprendrons qu’il a décidé de se mouiller littéralement et est passé sous la cascade. C’est donc avec les pieds un peu frais qu’il finira la journée !

 De nouveau en voiture, le prochain lieu est Skógafoss : de très belle chutes d’eau ! Après un passage à son pied, cette fois ci c’est 428 marches qui nous emmèneront à une passerelle en fer. Celle-ci nous permettra de voir les chutes depuis le haut. La journée est visiblement sous le signe du sport et c’est deux par deux que commençons la grimpette. Heureusement que ça fait un mois que je marche plus de 10km par jour, sinon je n’aurais pas été prêt à faire l’ascension à ce rythme. C’est plutôt essoufflé que j’arrive en haut. La vue est magnifique et un chemin s’enfonce dans la montagne. Nous partons donc pour un mini hike. Randonnée magnifique à suivre le lit de la riviere et rencontrons souvent de petites chutes d’eau. Mais la journée est courte et nous avons beaucoup de choses à voir. Nous regagnons la voiture et repartons. J’en profite pour manger quelques « graines » et fruits sec pour me redonner de l’énergie.

Nous arrivons maintenant à Sólheimajökull. Un immense glacier où se déroule de nombreuses excursions. N’ayant rien réservé, vu le prix de la visite (environ 180 euros), nous voulons simplement nous approcher le plus possible. Nous suivons le chemin gelé qui nous amène au pied du glacier. Nous passons régulièrement des groupes de touristes visiblement équipés pour une incroyable excursion. Baudriers, crampons, casques et piolets, nous, nous n’avons avec nous rien de tout ça. Nous avons juste de la curiosité et une incroyable envie d’aller toujours plus loin. Je dis à mes compères que je veux toucher ce glacier. Lee veut voir la glace bleu de plus près, nous voilà à avancer de plus en plus. Nous passons quelques panneaux indiquant qu’il est ici nécessaire d’avoir de l’équipement. Un autre demandant de l’équipement plus lourd. Un autre demandant un équipement lourd et des connaissances particulières du glacier. Mais le premier doute que l’on rencontrera sera uniquement en arrivant au pied du glacier.

Nous sommes juste à son bord et le glacier se déplace légèrement, ce qui fait craquer la glace dans un fracas du tonnerre. Nous avons maintenant dépassé les trois groupes de touristes et leurs guides. Il serait idiot de renoncer ici. Avec Leeland ont se promet d’avancer au maximum tant que le danger est acceptable. Et alors que j’avance de plus en plus, surprise, le chemin du glacier est énormément travaillé. Dans les reliefs, des marchent ont été creusées à la pioche. La glace du chemin, mainte fois emprunté par les touristes, est maintenant devenue du sable fin de glace pilée. Nos chaussures adhèrent, nous sommes décidés à avancer. Nous voila, nous promenant sur un glacier en boots. La vue est exceptionelle et la sensation de marcher sur cette glace bleu parfois mêlées de cendres volcaniques est incroyable. Il est clair qu’il ne faut pas sortir du chemin et qu’il faut rester éveillé mais ainsi c’est une promenade de santé. C’est qu’une fois au sommet, après être passé entre quelques crevasses et parties glissantes, que nous décidons de nous arrêter. Les pas posés plus loin sont vraiment dangereux.

Nous retournons sur la partie non glissante et nous nous lançons dans une petite séance photos. C’est incroyable d’être ici ! Vraiment une expérience exceptionnelle ! Jimmy nous régale encore d’une petite glissade en voulant sortir du chemin pour la photo. Nous nous fixons donc pour règle de ne plus le quitter. Alors que notre joyeuse troupe redescendait du glacier, il était inévitable que nous croisions un groupe avec un guide. Je pense que la vue de ces trois jeunes idiots en sneaker et boots sur le glacier n’est pas vraiment habituel. C’est avec un sourire en coin que le guide nous arrête. Il nous annonce que nous avons de la chance d’être là et qu’il est illégal de venir sans guide. C’est après quelques remarques sur la sécurité qu’il nous demande amusé si nous avons aimé la visite et fait de belles photos ! Le premier guide à été vraiment sympa avec nous, les suivants nous ont simplement fustigé du regard sans mot. C’est vrai que c’est un peu dangereux, pas vraiment légal et que c’est le gagne pain des guides d’entretenir le chemin mais être ici restera l’expérience la plus folle que j’ai fait en Islande.

De retour à la voiture et pas peu fier de notre aventure, nous allons au dernier point de visite avec un peu de nostalgie. Je sais que c’est le dernier lieu que je visiterai sur cette île et avec cette équipe. Nous arrivons à Reynisfjara. Cette plage, est une étendue de sable noir où une mer déchaînée se jette. La baignade y est excessivement dangereuse mais le paysage est à l’image du pays : extrême. Le long de la plage se dressent une falaise tout aussi incroyable où les colonnes de basaltes semblent sculptées. D’après l’une des nombreuses légendes Islandaise, ces rochers seraient des Trolls pétrifiés par les rayons du soleil. Pour les géologues, ce sont des formations naturelles. Pour moi, c’est simplement un spectacle magnifique. Après une balade sur la plage, je remplis une petite bouteille de sable noir qui trouvera sa place entre le sable des Philippines et celui du Sahara à mon retour. Nous rentrons maintenant à l’auberge, je passerai une partie de la route à mettre la musique et à contempler la vue depuis ma fenêtre. C’est mon dernier jour de voyage en Islande.

De retour à l’auberge, je prends encore quelques verres avec les copains. Nous remarquons avec Jimmy que nos avions décollent à la même heure le lendemain. Nous réservons donc la navette ensemble. Dernier moment aussi avec Leeland, je récupère les photos. Nous partageons nos prochaines idées de voyages avec l’ambition de se recroiser quelque part dans le monde. Nous finissons la soirée autour d’une bouteille de chartreuse amené par un portugais. Alors que le réveil sonnera à 4h c’est à 2h30 que maintenant je me couche.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *