Islande partie 1/5 – Reykjavik – 07,08/12/17
07/12/17 – Une sacrée journée !
Le réveil est matinal dans cette auberge Novergienne. Je sors rapidement mes affaires de cette chambre, prend une petite douche, déjeune et me mets en route. Malgré la fatigue, j’ai vraiment hâte de rejoindre le prochain pays qui s’annonce comme l’apothéose de ce voyage. Le sac sur le dos et déjà en retard, je me dirige vers l’arrêt de bus au pas de course. Je me perds, maintenant je cours. La côte pour atteindre la voie rapide et l’arrêt de bus réveille mes poumons et mon coeur mais j’arrive en haut pile à l’heure. J’espère que le bus n’est pas déjà passé ! Quelques minutes de stress plus tard, je suis dans ce bus qui m’emmène loin de ce coin. J’arrive une heure plus tard à l’aéroport, d’ou j’attrape rapidement mon vol. Un peu de repos sur ce long vol. Mon impatience grandit d’heure en heure. La fatigue à quand même réussi à prendre le dessus et quand je me réveille nous survolons déjà l’île volcanique qui m’attend. Par le hublot je prends des photos de ce paysage presque lunaire. Il y a vraiment de la vie possible sur cette île ? Au milieu de cette glace et de ces montagnes ? On m’a promis un paysage extraordinaire où tous mes superlatifs seront de sortie, on ne m’a pas menti ! Quelques minutes suffisent pour que l’avion touche le tarmac et me voila en Islande !
Les paysages autour de moi sont incroyables. Je me dirige dans l’aéroport et la marche après ce long vol me rappel que mes dernières nuits n’ont pas été très reposantes. Je m’arrête manger avant de prendre le bus. Ce bus, qui m’emmène de Kéflavik (aéroport) à Reykjavik (capital) m’offre mes premiers paysages « à terre ». Mais ici, il n’y pas de terre autour de moi. Le sol sec est pour beaucoup de la lave et de la roche craquelée recouvert de mousse et de neige. Je ne comprend pas bien où je dois arriver. D’ailleurs j’ai pris mon ticket de bus complètement au hasard dans ceux qui rallient la capitale. Un peu galère, je crois que personne ne sais trop où il doit aller dans ce bus. Le fait qu’il s’arrête et que certains passagers continuent leur route dans des petits bus ne me rassure pas vraiment. Apres discussion avec le chauffeur qui ne connait pas mon auberge, il me propose de me poser dans le centre d’où je pourrai me repérer. J’arrive dans cette petite ville qu’est la capitale.
J’ai froid. Vraiment froid ! J’avais survécu à Oslo sans bonnet, ici j’ai intérêt à en trouver un rapidement et un bien chaud ! Je me promène dans la ville. Je trouve mon bonheur dans une des nombreuses petites boutiques qui ornent le centre ville et pars me promener. Mon chemin m’emmène tout d’abord devant la cathédrale Hallgrímskirkja, bâtiment très impressionnant par son architecture. Avec ce magnifique ciel bleu qui m’accompagne, je décide de retourner au bord de la mer pour profiter de la vue. Je pars vers le nord et rejoins la côte de la péninsule que je longe. La montagne de l’autre coté est recouverte de neige et de rayons du soleil. Le paysage est époustouflant ! Ma promenade m’emmène ainsi devant « le voyageur du soleil »; sculpture représentant un bateau viking puis le Harpa, la salle de concert de la ville. Je continue ma route jusqu’au Tjörnin, petit lac urbain qui, aujourd’hui, est gelé. Le soleil rasant qui se reflète sur la glace offre une image incroyable. Il y a quelques personnes qui marchent sur ce lac, je dois aller voir ! Pas vraiment rassuré, je laisse mon sac à dos un peu lourd sur un banc au bord du lac et me lance à marcher sur la glace. C’est effrayant, mais génial ! En pleine ville, je suis sur ce petit lac, debout, à me promener. Expérience folle pour un Rochelais qui ne voit la neige qu’une dizaine de jours par an ! Il commence à se faire tard et il ne me reste que quelques heures de soleil. Je décide de rentrer à l’auberge à pied. C’est un peu long, environ 40mn à braver le froid et le vent mais il est temps que je me repose.
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Facile à trouver grâce au GPS, je suis heureux d’être à l’auberge. Une auberge comme je les aime, une auberge de voyageurs ! Déco sympa, grands espaces communs, cuisine, canapés, bar. Tout parait parfait ! Je réserve un tour en bus pour le soir et vais dormir. Deux heures plus tard, je suis debout est requinqué ! L’ambiance de l’auberge est génial ! Il ne me faudra que quelques minutes pour rencontrer deux copines Espagnoles, qui ont elles aussi, réservées un tour en bus pour voir les aurores boréales. Nous rigolons beaucoup et passons un bon moment ensemble à la recherche de notre visite du soir. Malheureusement le destin nous séparera quand au moment de rentrer dans le bus. Nous nous rendons compte que nous n’avons pas réserver avec la même compagnie. Histoire tragique… Maintenant dans le bus de ma compagnie, je discute un mec de l’auberge. C’est un cuisto américain d’une quarantaine d’année. On discute mais le feeling est un peu bizarre.. Je ne sais pas si c’est l’âge ou que je regrette le feeling d’une des Espagnoles mais je ne me sent pas vraiment à l’aise. Je refuse ainsi l’offre de voyager en voiture avec lui demain.
Sur la route, par la fenêtre du bus, j’aperçois une traînée bizarre dans le ciel. Comme un nuage très fin mais avec une forme qui ne me semble pas naturel. Quelques secondes auront suffis pour transformer cette traînée blanche en traînée verte. C’est ma première aurore boréale ! Le bus s’arrête afin que nous profitions de la vue. L’aurore n’est pas très net et notre proximité des lumières de la ville ne permettent pas d’en profiter à fond mais la nuit s’annonce magique ! Sur la route nous en croisons deux autres comme ça. Le bus continue pour nous emmener dans le parc national afin de profiter de la nuit noire du lieu. Sur place c’est vraiment noir ! Une petite chute me rappelle que le sol est de la glace et me voila à scruter le ciel par moins dix degrés avec les autres touristes. Une heure plus tard et les orteils gelés, je n’aurais profité que de la super lune et de deux étoiles filantes pour égayer mon ciel. Nous rentrons. Il est environ une heure quand je me retrouve dans mon lit. Je suis fatigué par cette grosse journée et un peu frustré de ne pas avoir eu le spectacle d’une aurore incroyable. Mais je suis heureux d’avoir pu voir de la couleur dans le ciel de ce pays.
08/12/17 Journée repos ?
Il est 10h quand la lumière de la chambre s’allume. Je suis encore fatigué et je m’étais promis qu’aujourd’hui je me reposerai. Apres quelques minutes à perdre patience, je me lève pour éteindre la lumière. Sur le chemin, je croise une jeune fille qui se lisse tranquillement les cheveux pendant que les autres dorment. Je lui demande poliment d’aller dans la salle de bain. En seul réponse, j’ai eu un magnifique « But It’s ten ! » l’air de dire qu’il était l’heure de me lever. Poussé par mon humeur matinale toujours très agréable, je ne répondrai qu’un « OK » qui fera bien rire la fille dormant dans le lit d’a coté. Le nouveau réveil sera aux alentours de midi. Dans la chambre encore quelques énergumènes, ayant visiblement fait la fête la veille, sont fidèles au lit. Une douche et je pars en ville faire les courses pour la semaine. Le froid est vraiment terrible ici. Rapidement de retour à l’auberge, je passe à la cuisine me préparer à manger. La cuisine est toujours le meilleur lieu pour rencontrer du monde mais la, c’est la première fois qu’a mon arrivée on m’offre des frites et des boulettes de viande ! Un couple de voyageur allemand complètement charmant ! Ils iront jusqu’a me faire cuire mon cordon bleu « parce qu’il est cuisinier et que c’est son métier » ! L’ambiance ici est incroyable ! C’est rencontre et partage !
A leur départ, je reste dans la cuisine pour écrire un peu mais impossible. Le contact est tellement facile que je me retrouve rapidement à discuter avec un mexicain, un allemand, une allemande et un américain. M’entendant très bien avec l’américain, nous décidons de réserver le même tour en bus pour le lendemain. Je continue de discuter. Visiblement la fille que j’ai fait bien rire par mon flegme forcé de ce matin est l’allemande : Marleen. Il aura pas fallu longtemps pour que les allemands, fidèles à leur réputation, me propose de sortir en ville. Un autre américain, Kevin, nous rejoint et nous voila parti en ville. Notre cortège ressemble clairement à un groupe de Rock ! Entre l’allemand qui se promène avec sa guitare, Marleen et ses airs d’Avril Lavigne et Kevin avec sa tête d’américain et son bonnet. Je suis obligé de prendre une photo sur le chemin. Nous rigolons beaucoup en suivant le premier Allemand. Il a une allure folle, je sais même pas s’il sait où nous allons mais nous rigolons beaucoup avec cette petite équipe. Nous finissons dans une autre auberge pour rejoindre un Italien et une vietnamienne et partons en direction du bar. L’ambiance est génial. Rigolade et tournées s‘enchainent. Je crois que les shooters commencent à avoir raison de mes sens et de ma dextérité ! Alors que je me rapprochais de Marleen, j’ai décidé (ne me demandé pas pourquoi !!) d’aller discuter avec des Islandais plus loin. Je me suis fait des amis locaux vraiment super agréable et probablement aussi alcoolisés que moi ! Mais quand par sursaut je me rappel de Marleen et retourne la voir, elle était sur les genoux de Kevin en train de l’embrasser. Peu fière de mon échec cuisant, mon premier reflex à été de reprendre une bière, de bloquer un peu, puis de retourner avec les Islandais. Plus tard se ne sera qu’une forme de néant et de sens de l’orientation proche de l’instinct de survie qui me ramèneront à l’auberge avec peu de souvenirs. Je sais que je suis resté discuter avec des personnes dans l’auberge avant d’aller me coucher mais guerre plus.
