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Copenhague – 25,26/11/17

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Copenhague – 25,26/11/17

25/11/17 – Petite Sirène

Le réveil est agréable dans cette petite chambre où s’entasse les lits superposés. J’ai super bien dormi. Il est 9h30 et je prends un bon petit-déjeuner. J’avais prévu de suivre la visite guidée de la ville. Elle partira sans moi. Je préfère prendre le temps de bien manger ! C’est un peu à l’aveugle que je pars à la conquête de Copenhague. Je prends mon manteau et me dirige vers le centre. Je longe une rivière, traverse un joli pont et arrive devant de vieilles serres en acier. Je suis à Botanique, je vois du monde à l’intérieur et décide de visiter la palmeraie. C’est super sympa, un escalier permet de faire le tour de la coupole. Après quelques instants à profiter de la chaleur ambiante, je continue vers un parc en face de moi et finis devant un château. Celui-ci me dit quelque chose ! C’est le château de Rosenbourg. Il est sur la liste des monuments que je veux voir, je fonce ! Je fais la queue et en profite pour récupérer un plan de la ville. Le château est magnifique. La salle du trône au dernier étage est réellement impressionnante. Le clou du spectacle reste quand même le trésor au sous-sol. Il s’y cache, la couronne du roi Christian IV et pleins d’autres joyaux tous plus beau les un que les autres ! Aujourd’hui je me rêve en roi. Cette sublime couronne sur la tête, le sceptre dans la main et à côté, ma reine qui porte les sublimes parures de diamants. Régnant sur un bout de terre, faisant protection et justice. Puis un touriste me bouscule et je me rappelle que les joyaux sont derrière une vitre blindée. Sur ma tête, il ne trône qu’un épi et ma parure est un sac en cuir. Je suis voyageur, pas souverain.

C’est dans cet état d’esprit qu’en sortant, je prépare mon parcours sur le plan fraichement récupéré. J’avance en direction du bras de mer qui sépare Copenhague en deux. Je passe devant une église aux aires incroyables. En rentrant, je découvre que je suis dans la Marmorkirken. Elle est composée principalement d’un sublime dôme de 31 mètres de diamètres joliment orné de fresques. En sortant que je commence à apercevoir l’opéra de l’autre côté de l’eau. Je marche jusque sur les quais puis vais en direction du symbole de la ville, la statue de la petite sirène. Sur ma route je passe le Kastellet, une citadelle dans le pur style de Vauban avec sa construction en étoile. En y faisant le tour, je passe un moulin, prends quelques photos et continue ma route. Quelques pas plus loin, je vois un amas de touriste brandissant leurs perches à selfies. J’en suis persuadé, derrière, se cache le symbole de la ville. Je m’approche et attend un créneau afin de prendre une photo sans personne dessus. Je fais le tour et passe un moment à regarder cette petite statue. Le bal des instagrameuses est assez drôle le long de cette digue faite de cailloux glissant.

Je reprends ma route en direction de l’hôtel de ville où se trouve le marché de noël. Afin d’y arriver, je n’oublie pas de passer dans le quartier de Nyhavn. C’est ici qu’on trouve les points de vues de Copenhague avec les maisons colorées partiellement caché derrière des voiliers. Les festivités hivernales commencent dès ici et c’est sous les illuminations que je découvre cette partie de la ville. C’est très touristiques, mais les boutiques éphémères vendent de jolis articles. Le manque de place dans mon sac à dos et les prix exorbitants me dissuadent de craquer. Quelques photos plus tard, j’arrive sur la place de l’hôtel de ville. Couvert de 24 écrans le bâtiment est transformé pour l’occasion en immense calendrier de l’avent. J’ai froid et décide de m’arrêter manger un des très appétissants plats qui cuisent autour de moi dans ce marché. J’opte pour un repas fort en protéines : ribs de porc et saucisse grillé accompagné d’un épi de maïs. Le repas est bon, mais ne suffis pas à me réchauffer. Je vais rentrer tranquillement à l’auberge. Je prends l’itinéraire qui circule au milieu des rues piétonnes et grands magasins. Le chemin est long pour arriver à l’auberge environ 3km. Frigorifié, je m’arrête dans la première église que je vois. En rentrant, je découvre une jolie église, bien chauffé où je peux m’asseoir et me reposer. J’ai de la chance car le comble du spectacle est un concert d’orgue. Ce moment me réchauffe et me fais oublier la fatigue que je commence à accumuler. En sortant je découvre que la ville s’est doté d’un épais manteaux de brume qui fait ressortir les décorations de noël. J’ai maintenant suffisamment d’énergie et rentre à l’hostel. Surplace, je pose mon sac, me réchauffe sous une douche chaude et me pose un moment. C’est dans la salle commune et accompagné d’une bière local que je rattrape mon retard et écrit deux articles entre 17h et 23h. Définitivement épuisé, je me couche et m’endors immédiatement.

26/11/17 Dure journée

Le réveil est difficile. Alors que j’avais grand besoin d’une nuit complète mon voisin de lit a décidé de ronfler. Concurrence déloyale d’un Airbus A380 au décollage, même la musique à fond dans mes écouteurs n’est pas parvenu à dissimuler le bruit. J’ai quand même un peu dormi. Il est 9h30 je réalise mon check-out et me pose sur les tables de la salle commune. Un bon petit-déjeuner plus tard me voilà sur mon ordinateur à écrire le dernier article sur Berlin. A 14h30 je reprends mon gros sac à dos et vais en directions des deux quartiers que je veux visiter. Une petite heure plus tard, je suis sur l’ile qui abrite le siège du parlement Danois. Le temps est très couvert et ce n’est pas vraiment en forme que je décide de renoncer à l’ascension de la tour pour voir la vue. Je sors mes écouteurs et lance un peu de musique afin de me redonner du baume au coeur. Il y a pas très loin l’église de Notre Sauveur, qui parait-il, est très belle à visiter. Elle ne sera malheureusement pas mon salut, lorsque j’arrive, elle est fermée pour le temps d’un concert. Etant à Kristianastan, je vais découvrir un lieu assez particulier, le centre social Christiana. Connue pour être la dernière communauté autogéré et libertaire d’Europe, il faut que j’aille voir cette ville dans la ville qui se veut, par nature, résolument alternative.

Sur place, on sent qu’il y a eu quelque chose à cet endroit. Les tags sur les bâtiments sont magnifiques et il y a un vrai potentiel de monde alternatif avec tout cet espace, ces bâtiments, ses skatepark et galeries d’arts. Mais l’ambiance est bizarre. Les fréquentations du lieu ne sont pas celles que j’attendais. Je n’entends pas de musique qui pourraient égayer les lieux et il y a peu de lieux de cultures ou alors ils sont payant. Etrange paradoxe pour un monde idéal Hippie. Je vais dans la seule rue illuminée. Elle est entièrement recouverte de magnifique drapeaux de prières comme ceux que l’on retrouve dans l’Himalaya. Dessus sont inscrits des messages que le vent est censé chuchoter jusqu’aux oreilles des dieux. Je vais pour prendre une photo, mais un homme aux allures de guetteurs me l’interdit. En effet sous cette magnifique parure se cache des petits stands de vendeurs de cannabis. Pas étonnant en soit dans un quartier alternatif, mais ici, alors que je m’attendais à voir de la musique, des sarouels, des cheveux longs, de l’artisanat, de l’art et de la fête ! Je suis plutôt en face de jogging Nike et autre banane Lacoste. Stéréotype du petit dealeur, je crois que lieux a perdu son âme. Ce n’est pas un lieu de vie alternatif. C’est un lieu pour touriste « en quête d’aventure ». Je n’aime pas être aussi tranché dans mes jugements, surtout pour dire du mal, mais le lieu m’a déçue. Pire que cela, je trouve qu’il dénature une culture que j’apprécie. Je suis bien loin du street art de Gand, de l’Est de Berlin et des festifs coffee shops d’Amsterdam. Mon humeur tenant beaucoup au plaisir que j’ai de découvrir de jolies choses, c’est fatigué que je décide de partir pour l’aéroport.

Visiblement très fatigué, quand je remarque que le tram où je suis assis fait marche arrière. Je n’ai pas pris le bon, je peux attendre longtemps mon arrêt ! Je me réveille un peu et après un petit détour de 15 arrêts j’arrive à l’aéroport. Je ne me sens pas bien. Petit Painpain fait visiblement de l’hypoglycémie. Je m’énerve un peu, tourne en rond, j’ai du mal à trouver un endroit où je vais pouvoir manger une grosse portion. J’arrive à un truc où les prix affiché sont chers. Faut que je mange, je m’arrête. Un burger et une bière : 30€. Ca valait le coup, je ne suis pas moi-même quand je suis dans cet état. On ne peut pas toujours économiser et la j’avais grand besoin de réconfort. De plus, j’ai bu des bières locales dans tous les pays que j’ai visités, je n’allais pas échapper à la Karlsberg ! Après ce repas, j’attends peu de temps mon avion et c’est requinqué que je suis déjà reparti pour une nouvelle ville ! A moi Stockholm !

Copenhague est une jolie ville. Quoi qu’excessivement cher. J’aurais aimé pouvoir y rester plus de temps pour découvrir la ville dans de meilleures conditions mais mon budget est serré. Je dois voyager avec les vols les moins chers et dépenser moins de 62€/J hébergement et nourriture compris si je veux terminer mon tour monde.

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